La Naissance de Vénus de Botticelli

11/05/2020

Lundi 11 mai 2020

Cette semaine je m'attaque à l'étude du tableau de Botticelli!

J'ai commencé par travailler sur la présentation générale de mon œuvre et de son peintre ainsi que son contexte. Voici mes recherches :

La Naissance de Vénus est un tableau sur toile peint par Sandro Botticelli vers 1485 et aujourd'hui conservé à la Galerie des Offices, un musée de Florence. C'est une des premières œuvres peintes sur une toile de grande dimension puisque à l'époque on peignait davantage sur les murs ou des panneaux de bois. Cette oeuvre est également une des premières peintures inspirées de la mythologie gréco-romaine, sujet considéré comme profane par l'Eglise de l'époque, et permet ainsi de rompre avec la tradition des œuvres d'inspiration chrétienne qui était représentait jusqu'alors l'essentiel de la création de Botticelli. Enfin c'est aussi une des premières œuvres à représenter un nu féminin qui soit le centre d'intérêt d'un tableau, hormis les représentations d'Ève dans les œuvres plus anciennes.

On ne sait pas précisément pour qui le tableau a été peint. Le modèle qui a servi à peindre le personnage de Vénus serait Simonetta Vespucci, épouse d'un marchand florentin qui passait pour être la plus belle femme de son temps. Elle était née à Porto Venere (Port de Vénus), d'où le soupçon d'être Vénus

On pense que la toile servait à décorer une résidence à l'extérieur de Florence.


Mardi 12 mai 2020

Aujourd'hui j'ai travaillé sur la technique du tableau, voici ce que j'ai trouvé :

Le tableau est une peinture sur toile de dimensions 172,5 × 278,5 cm. Botticelli a remplacé le bois de peuplier, support qu'il utilisait jusqu'alors, par de la toile en grand format, toile qui est ici composée en réalité de deux toiles cousues ensemble.

Botticelli s'est servi de la technique de détrempe ou également appelée à tempera ce qui correspond à une peinture à base de pigments de couleur broyés tels que l'œuf ou le lait de figue. C'est pour cette raison que la toile est restée ferme et élastique et que la peinture est à peine craquelée. 


Mercredi 13 mai 2020

Aujourd'hui j'ai commencé l'analyse du tableau plus en détails, en commençant par Vénus l'élément principal du tableau :

La Naissance de Vénus illustre un passage de la mythologie antique qui est la naissance de la déesse Vénus, Aphrodite chez les Grecs, fille de Jupiter qui serait sortie d'un coquillage, c'est pourquoi elle est représentée sous sa forme « anadyomène », qui veut dire « sortie des eaux ». Vénus représente ici une allégorie de la beauté féminine et de la pureté.

Vénus repose sur une gigantesque coquille Saint-Jacques ouverte, de couleur nacrée, qui flotte sur une mer calme au bord d'un rivage. Cette conque peut être considérée comme un symbole de fertilité. À l'image de l'ouverture d'une coquille, c'est aussi la métaphore de son sexe qui est suggérée. La nacre tapissant en blanc l'intérieur du coquillage est aussi le symbole de la pureté et de l'innocence des jeunes filles, en effet Vénus vient de naître. La couleur pâle du corps de la déesse est aussi une allusion à cette pureté et peut faire penser à la couleur des perles que l'on peut trouver dans les coquillages.


Vendredi 15 mai 2020

Je me suis penchée sur l'étude des personnages à gauche du tableau :

Sur la gauche, suspendues dans l'air, au-dessus de la mer, deux divinités. Ce sont le dieu Zéphyr avec sa compagne Chloris. Zéphyr, dieu du vent de l'Ouest, souffle vers la droite sur Vénus donc de l'ouest vers l'est pour l'amener jusqu'à la rive. Chloris, quant à elle, est une nymphe associée au royaume des fleurs. Elle est enlacée à son mari auquel elle s'accroche car elle ne peut voler et déverse une pluie de fleurs appelées myrtes sur Vénus.


Petite recherche sur l'histoire de Chloris et Zéphyr dans la mythologie:

Dans les Fastes (5, 195) Ovide raconte l'histoire de Chloris qui est poursuivie par Zéphyr, le vent d'Ouest. Celui-ci l'enlève et l'épouse. Elle se métamorphose alors en déesse : Flore, la messagère du Printemps. En guise de cadeau de noces, Zéphyr lui offrit le pouvoir de faire éclore les fleurs du Printemps. Elle a le pouvoir de libèrer par son souffle une pluie de fleurs qui se répandent sur toute la campagne. 

Samedi 16 mai 2020

Je termine mon étude sur les personnages du tableau avec la dame sur la droite du tableau:

À droite, la rive est recouverte de végétation caractéristique du printemps comme les pâquerettes ou les bleuets derrière une forêt d'arbres vert sombre. Un déesse se tient sur cette rive comme pour accueillir Vénus. Il s'agit d'une des trois Heures, filles de Zeus et de Thémis qui représentent chacune une des saisons (automne et hiver confondus à l'époque). Les nombreuses fleurs qui composent sa tenue nous montre qu'elle est associée au Printemps, considéré comme la saison des amours. Elle est aussi un symbole de fertilité et de vie. Les nombreuses fleurs qui composent sa tenue renvoient à la saison des amours. Elle est vêtue d'une robe blanche, parsemée de fleurs, la taille serrée par une ceinture de pampre de vigne bourgeonnant. Elle accueille Vénus en tendant un voile rose-rouge parsemé de fleurs pour l'en envelopper puisqu'elle est encore nue.

Recherche sur les Heures:

Les Heures étaient trois déesses, filles de Zeus et de Thémis dont les noms indiquent leur rôle moral : Eunomia, déesse de l'ordre établi ; Dicé, déesse de la Justice et Eiréné, déesse de la Paix.

Elles avaient élevé Héra, Dionysos, Aphrodite et Hermès. Leur rôle était de garder les portes de l'Olympe; elles étaient les régulatrices de la vie humaine. Les Heures sont aussi des allégories, qui personnifient les saisons.

Quintus de Smyrne présente également les Heures comme les filles d'Hélios et de Selene, et les décrit comme les quatre suivantes d'Héra. Elles sont : Eiar (printemps), Theros (été), Phthinoporon (Automne), Cheimon (hiver).



Lundi 18 mai 2020

Je me suis intéressée aujourd'hui au décor du tableau que je trouve très riche avec ses nombreux détails qui permettent d'apporter tout un contexte à l'oeuvre et de donner le cadre de cet évènement si important de la mythologie qu'est la naissance de Vénus.

La partie droite de l'œuvre est une représentation du monde terrestre. Elle est inspirée d'un poème écrit au VIe siècle av. J.-C. par Anacréon. Le poète grec évoque l'apparition d'un buisson de roses lorsque la déesse met le pied sur le rivage de Chypre. Le sol est couvert de petites fleurs et notamment de bleuets, fleurs qui annoncent le printemps, qui est la saison durant laquelle Vénus faisait revenir la beauté et l'amour. L'ensemble du paysage semble doux et rappelle ce climat printanier: le ciel est bleu et n'a presque aucun nuage, la mer est calme avec des petites vaguelettes d'écume à la surface de l'eau qui semblent accompagner Vénus vers le rivage. Les roseaux en bas à gauche permettent de créer une continuité avec le bord de la côte formant alors un arc de cercle ce qui donne l'impression que Vénus arrive dans une sorte de petite crique.

Mardi 20 mai 2020

Je me suis penchée sur la composition du tableau et ces lignes de perspective.

La composition du tableau est triangulaire. Le triangle central, celui où se tient Vénus, repose sur une base formée par le bord inférieur du coquillage et la pointe des pieds du personnage de droite. Le sommet est situé au-dessus de la tête de Vénus. Les côtés sont nettement marqués à gauche par l'extrémité de l'aile noire, le genou de Chloris et la pointe du pied de Zéphyr et, à droite, par le bord du voile. Le personnage central est légèrement décentré vers la droite.

La gauche forme un triangle suspendu qui n'atteint pas la base du tableau. Les personnages semblent basculer vers Vénus. Le mouvement est accentué par les vêtements qui flottent et les fleurs qui tombent, mais dans des positions diverses. La droite du tableau forme un trapèze solidement rattaché à la terre. Le personnage fait un mouvement vers l'avant et le voile qui s'agite renforce aussi la légèreté.

Une ligne d'horizon tracée aux deux-tiers du tableau en partant du bas sépare le ciel de la mer.

La profondeur est rendue par le changement de couleur de l'eau : foncée sur le devant, très claire à l'arrière-plan. Il en est de même pour le rendu des détails : les espèces de fleurs et d'arbres peuvent être aisément identifiées, alors qu'à l'arrière-plan, les pentes des reliefs sont uniformément vertes.

Ces détails de perspective permettent de rendre le tableau réaliste, cependant Botticelli n'est pas complètement réaliste : Vénus présente des « imperfections » anatomiques. Le cou apparaît trop long, le bras gauche s'attache curieusement au corps, les épaules « tombent » trop. Il en est de même pour le duo divin de gauche, dont on a du mal à démêler l'enchevêtrement des jambes.

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© 2020 Camille Durand. Tous droits réservés.
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